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HISTOIRE DU TIR A L'ARC

Arme de jet préférée des dieux et des héros légendaires, de nombreux récits nous relatent la redoutable efficacité de cette arme. Des fouilles archéologiques ont montré que des arcs en bois existaient déjà au quarantième millénaire avant notre ère. Les gestes du tireur à travers les époques et les pays ont peu varié mais l’arc a d’abord été inventé pour la chasse. Son usage est rapidement devenu militaire et n’a cessé d'être perfectionné pour devenir le magnifique objet de tir sportif que nous connaissons aujourd'hui.

Au Moyen Âge, les compagnies étaient issues d’organismes semi-militaires semi-civils, doublés généralement d’une confrérie religieuse dans lesquels les milices sentraînaient. L’insécuri des campagnes poussait les serfs, les artisans et les bourgeois d’une me localité à se grouper dans un but de défense, à s’armer et à s’entraîner le dimanche.

En 1260, le roi de France Louis IX (saint Louis) publia une ordonnance par laquelle chacun « était requis de prendre exercice du noble jeu de larc plutôt  que de fréquenter dautres jeux dissolus » s’inscrivant lui-même comme membre d’une confrérie. Le tir à l’arc devint ainsi une pratique répandue dans les campagnes autour des bourgs.
Plus tard, Charles VII (celui qui fut reconnu par Jeanne d’Arc au château de Chinon) créa les Francs-Archers, exempts d’impôts. Ces compagnies furent dotées de franchises et de privilèges par tous les rois de France.

Sous la révolution les biens et avantages acquis au cours des siècles ont été annulés le 13 juin 1790 et les compagnies condames au nom de la France.
Certains
officiers furent décapités, il ne restait aux survivants que la mémoire des traditions et l’esprit des vertus ancestrales. Le calme revenu, les compagnies se reformèrent, appauvries mais toujours aussi vivaces. Depuis, la Chevalerie de l’Arc n’a cessé de se développer, de reconquérir la faveur, la protection et les encouragements des autorités. Ainsi Napoléon III remit plusieurs fois des prix à diverses compagnies et autorisa le 6 août 1853 la compagnie de Paris à prendre le titre de Compagnie Impériale de lArc. Plus tard, les présidents de la République dotèrent le Championnat de France d’un vase de Sèvres destiné au champion annuel.

En 1899 les familles de l’Île-de-France et des compagnies de l’Oise se regroupent sous l’égide d’Octave Jay, capitaine de la compagnie de Saint-Pierre de Montmartre, pour fonder la Fédération des compagnies d’arc d’Île-de-France, munie d’un conseil supérieur qui s’est donné entre autres, la mission d’entretenir l’esprit de confraternité dans la chevalerie d’arc.

Toujours sous limpulsion de la chevalerie qui en assurait le fonctionnement, la Fédération prit un caractère national en devenant autonome en 1928 pour former la F.F.T.A. (Fédération Française de Tir à l’Arc.) A la fin du XIXe siècle, le tir à l’arc devient un sport olympique (de 1900 à 1920 ; il sera réintégré aux jeux de nich en 1972.) Le 4 septembre 1931 une assemblée de sept pays (France, Pologne, Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Hongrie et Italie) fonde la F.I.T.A (Fédération Internationale de Tir à l’Arc.)

Par une progression constante du nombre de licenciés, une évolution et transformation du tir à l’arc, la chevalerie perdit progressivement de son influence au sein de la dération. On a vu apparaître de plus en plus d’associations se structurant sous forme de clubs sportifs.

Le 3 août 1992 aux jeux de Barcelone, Sébastien Flute (20 ans) devient le premier champion olympique de la discipline.

On estime qu'actuellement en France environ 100 000 personnes tirent à l'arc dont 73 000 licenciés dans 1 600 compagnies et clubs, avec une représentation de 50 % en Île-de-France et en Picardie.




LA LEGENDE DE SAINT SEBASTIEN, SAINT PATRON DES ARCHERS

Sous le règne de l’empereur romain Dioclétien, l’armée romaine comptait de nombreuses compagnies d’archers dont l’une était commandée par Sébastien, un officier narbonnais.

Converti au christianisme, bastien fut sommé d’abjurer sa foi. Il refusa et fut condamné à mourir percé de flèches par deux de ses propres archers. Ceux-ci le criblèrent en prenant soin de viser les endroits non vitaux de leur commandant. Laissé pour mort, il fut recueilli par Irène, la veuve d’un autre martyr nommé Castalus.

Guéri de ses blessures, bastien alla se poster sur le chemin habituel de l’empereur afin de lui reprocher sa conception de la tolérance religieuse. Le 20 janvier 290, Dioclétien le fit lapider à mort.

Une matrone romaine chrétienne le fit enterrer dans les catacombes sur la Via Appia, c'est pourquoi, le 20 janvier a été choisi comme jour anniversaire de la saint Sébastien.

600 ans plus tard, l’évêque de Soissons fit le vœu de faire venir les reliques de saint Sébastien dans son diocèse et arma chevaliers les archers de la compagnie de Soissons et les chargea de cette mission délicate. Ainsi naquît la Chevalerie de l’Arc.

Traditionnellement, un tir est organisé autour du 20 janvier dans les clubs ou compagnies.


(Les Archers du Phénix, merci à Alain Auduteau et son équipe)